Chute dans les escaliers chez une personne âgée : que faire, et comment l’éviter
Après une chute dans l’escalier, ne relevez pas votre parent tout de suite. S’il a mal à la hanche, au dos ou à la nuque, s’il s’est cogné la tête ou s’il est confus, appelez le 15 ou le 112. Même sans blessure visible, une consultation s’impose dans les jours qui suivent. Pour la suite : une rampe des deux côtés, un éclairage qui s’allume tout seul et des nez de marche antidérapants. Si votre parent vit seul, prévoyez aussi un moyen d’alerte qui fonctionne même s’il ne peut pas appuyer.
Une chute dans l’escalier est plus brutale qu’une chute de plain-pied : la personne tombe de plus haut, souvent en arrière ou sur le côté, et peut heurter les marches. Chez une personne âgée, le risque de fracture et de choc à la tête est donc plus élevé. Voici les bons réflexes, puis comment sécuriser l’escalier de votre parent.
Que faire après une chute dans les escaliers
Si vous êtes sur place
- Ne le relevez pas tout de suite, et ne le déplacez pas s’il a mal. Laissez-le reprendre ses esprits.
- Demandez-lui où il a mal, puis s’il peut bouger les bras, les jambes, les mains et les pieds.
- Appelez le 15, ou le 112 depuis un portable, sans attendre dans l’une de ces situations :
- douleur à la hanche, jambe qui paraît raccourcie ou tournée vers l’extérieur ;
- douleur au dos ou à la nuque, fourmillements, impossibilité de bouger un membre ;
- choc à la tête, surtout si votre parent prend un traitement anticoagulant ;
- confusion, somnolence, vomissements, perte de connaissance même brève.
- En attendant les secours, couvrez-le, glissez quelque chose de doux sous sa tête si cela ne lui fait pas mal, et restez avec lui.
- S’il se relève sans difficulté, faites-le s’asseoir sur une marche basse ou une chaise, et surveillez-le dans les heures qui suivent.
Les jours suivants : consultez, même sans blessure
Une fracture du poignet, du bassin ou de la hanche peut passer inaperçue au début. Un hématome peut aussi se former après un choc à la tête. Prenez rendez-vous chez le médecin traitant dans les jours qui suivent, et rappelez le 15 si de nouveaux symptômes apparaissent. Voir aussi les conséquences d’un choc à la tête et que faire après la chute d’une personne âgée.
Les conséquences possibles d’une chute dans l’escalier
- Fractures : poignet, bras, côtes, bassin, et surtout col du fémur chez les plus âgés.
- Traumatisme crânien : il demande une surveillance, même quand la personne semble aller bien.
- Station au sol prolongée, si votre parent vit seul et ne peut ni se relever ni appeler : froid, déshydratation, angoisse.
- Peur de retomber : beaucoup de personnes évitent ensuite l’escalier ou limitent leurs déplacements, ce qui affaiblit leurs jambes. C’est le syndrome post-chute.
Sécuriser l’escalier de votre parent
Faites le point avec lui lors de votre prochaine visite :
- Une rampe solide de chaque côté, sur toute la longueur, dépassant la première et la dernière marche. Voir quelle barre poser dans un escalier.
- Un éclairage qui s’allume tout seul, avec un détecteur de mouvement, ou un interrupteur en haut et en bas.
- Des nez de marche antidérapants, de couleur contrastée pour bien voir le bord de chaque marche.
- Rien sur les marches : ni linge, ni chaussures, ni cartons.
- Pas de tapis en haut ni en bas de l’escalier.
- Des chaussures fermées à semelle antidérapante, jamais en chaussettes ni en mules.
- Les mains libres : un sac à bandoulière ou un panier pour monter les affaires, plutôt que de porter à bout de bras.
Si l’escalier devient vraiment difficile, deux solutions existent. On peut ramener la vie quotidienne au rez-de-chaussée : chambre, salle d’eau. Ou on peut installer un monte-escalier, dont le coût peut être en partie financé (prix d’un monte-escalier). Un ergothérapeute peut évaluer le logement et conseiller la solution la plus adaptée.
S’il tombe alors qu’il est seul
Une chute dans l’escalier est souvent une chute lourde, et l’escalier n’est pas toujours à portée du téléphone. Si votre parent vit seul, le risque est qu’il reste au sol sans pouvoir prévenir personne.
La téléassistance avec détecteur de chute répond à ce risque. Votre parent porte un médaillon au poignet ou au cou. En cas de chute lourde, l’alerte part toute seule, même s’il ne peut pas appuyer, et un chargé d’écoute lui parle par le boîtier. Le signal porte jusqu’à 150 mètres en champ libre et couvre donc les étages, la cave et le jardin. Le technicien vérifie la portée lors de l’installation.
Bloc offre, en composant visuel :
Téléassistance à domicile avec détecteur de chute
30,90 €/mois, soit 15,45 €/mois après crédit d’impôt.
- Alerte automatique en cas de chute lourde et bouton d’appel.
- Centre d’écoute en France, 24 h/24, réponse en moins de 25 secondes.
- Installation par un technicien sous 7 jours, en France métropolitaine et en Corse.
- Sans engagement.
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Questions fréquentes
Que faire après une chute dans les escaliers ?
Ne pas relever la personne tout de suite. Vérifier où elle a mal et si elle peut bouger. Appeler le 15 en cas de douleur à la hanche, au dos ou à la nuque, de choc à la tête ou de confusion. Consulter le médecin dans les jours qui suivent, même sans blessure apparente.
Faut-il aller aux urgences après une chute dans l’escalier ?
En cas de douleur importante, de difficulté à bouger, de choc à la tête ou de confusion : oui, appelez le 15, qui vous orientera. Sinon, un rendez-vous rapide chez le médecin traitant permet de vérifier qu’il n’y a pas de fracture.
Comment éviter qu’une personne âgée tombe dans l’escalier ?
Une rampe des deux côtés, un éclairage automatique, des nez de marche antidérapants et contrastés, des marches dégagées et des chaussures fermées. Si l’escalier devient trop difficile, pensez au rez-de-chaussée ou à un monte-escalier.
La téléassistance fonctionne-t-elle dans l’escalier ou à l’étage ?
Oui. Le médaillon porte jusqu’à 150 mètres en champ libre autour du boîtier, et le technicien vérifie la portée dans le logement à l’installation.
Dernière mise à jour le 28 octobre 2026




